Archéologie et échanges interculturels au Maroc

Archéologie et échanges interculturels au Maroc

Léo Lagrange Nord-Ile-de-France a organisé un chantier de fouilles archéologiques dans la cité antique de Lixus. Des jeunes du site Léo Lagrange de Margny-lès-Compiègne, de Compiègne et de Larache au Maroc ont partagé cette expérience soutenue par le Fonds de dotation.

La ville de Lixus est, d’après de nombreux auteurs, l’une des premières cités de l’Occident méditerranéen. Située dans le sud du Maroc face à la ville moderne de Larache, les fouilles qui y ont été entreprises ont montré que le site a été occupé depuis le VIIIe siècle avant J.C. et qu’il a connu 5 grandes phases : phénicienne, punique, mauritanienne, romaine puis islamique. Partant du constat que l’archéologie a perdu de son assise populaire et que les jeunes ne sont que très rarement admis sur des chantiers de fouille, Léo Lagrange Nord-Ile-de-France a souhaité mettre en place des ateliers de sensibilisation aux fouilles, pour des jeunes Français.e.s et Marocain.e.s. Avec une parcelle « réservée » pour leur groupe, les jeunes se sont relayé.e.s aux différentes tâches d’un chantier archéologique : désherbage, fouille, dessin, mesures, photos et classement des « découvertes ». Les 32 jeunes participant.e.s, marocain.e.s et français.e.s, se sont chacun.e vu.e confier un sac à dos contenant un trousseau d’archéologue : t-shirt pour se reconnaitre, binette, brosse, pied à coulisse, blocnotes, etc.

Chaque matinée des 2 semaines qu’a duré le chantier a été consacrée aux fouilles. Les après-midi ont été rythmés par des activités placées sous le signe de la découverte et des rencontres : équitation sur la plage, visite d’un site archéologique à Rabat, rencontre et jeux avec des enfants handicapés via une association locale, visite d’une coopérative agricole, rencontre d’une association de femmes.

Les néo-archéologues ont également préparé et organisé une journée portes ouvertes sur le site de Lixus pour en permettre sa visite par les habitant.e.s de Larache. Nul doute que cette expérience, permise notamment par la financement Léo Planèt’, laissera une trace indélébile dans la mémoire des jeunes.